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Wellington et ses édifices
(Région de Wellington, Nouvelle-Zélande)
Heure locale

 

Lundi 20 mai 2019

 

Ma deuxième journée à Wellington sera consacrée à une promenade à l'intérieur du centre historique de la capitale néo-zélandaise. Trois heures de marche pour apercevoir les vestiges architecturaux qui furent autrefois érigés par les Britanniques. Le moins qu'on puisse dire est que la ville a de beaux restes et est très agréable à parcourir. A taille humaine, elle ne ressemble pas du tout aux capitales mondiales habituelles et c'est tant mieux !

 

Avant tout, la priorité est de garer mon encombrant véhicule en lieu sûr, histoire d'avoir l'esprit tranquille pour ma balade. L'air est frais mais le soleil éclatant qui brille aujourd'hui avec pour toile de fond le ciel bleu font de Wellington une ville agréable. Je regarde autour de moi ces constructions qui ont été bâties sur des terrains gagnés sur la mer. En effet, lorsque le premiers Européens débarquèrent ici en 1840, on manqua très vite d'espace et notamment de quais pour les bateaux. L'avenir de Wellington importait peu aux premiers colons qui iront d'abord poser le pied à Petone, plus accessible, mais sans ancrage suffisamment profond et subissant de trop fortes marées. Et de trouver finalement le port de Lambton (ci-dessous) plus à leur goût. L'endroit offrait plus de fond et était plus abrité qu'à Petone. De plus, on pouvait facilement y construire des quais mais le manque d'espace disponible demeurait. On cherchera donc à gagner des terres sur la mer durant tout la période de développement du port, enjeu économique essentiel puisque, jusque dans les années 1970, les principales marchandises arrivaient encore par voie maritime.


 

Très vite, je me retrouve dans Cuba Street. Celle-ci tient son nom du navire « Cuba » qui accosta ici en 1840. Elle abrite essentiellement des gens bohèmes. Autrefois, la rue était occupée par le tramway N°4 qui y circulait et conduisait jusqu'ici les riches clients qui fréquentaient alors les jolies boutiques installées sur place. Puis, ce moyen de transport disparu, on retira les rails et l'on fit de cet axe un lieu privilégié pour les piétons. En levant les yeux, je croiserai plusieurs édifices anciens dont Kennedy Buildings, la Bank of New Zealand ou encore un immeuble coloré (ci-dessous) situé au niveau du N°105 de la rue. Le bâtiment est en complète réfection actuellement, sans doute suite aux dégâts occasionnés par le tremblement de terre de magnitude 7,8 subi en 2016. Plusieurs édifices (dont des bâtiments officiels) sont en ce moment en travaux afin de les mettre aux normes anti-sismiques. C'est dire !


 

Je redescend ensuite sur Civic Square (ci-dessous), place où ont régulièrement lieu de nombreux spectacles et évènements. Le reste du temps, on vient y prendre le soleil, ou visiter la City Gallery dont une exposition est consacrée à la culture maorie et des peuples du Pacifique. D'autres expositions y sont bien sûr proposées. L'édifice qui abrite l'institution fut érigé de 1935 à 1940 dans le style Art déco et servit de bibliothèque municipale. Ce n'est que depuis 1993 que la City Gallery a rejoint cet édifice.

Je rejoins Willis Street qui ne se trouve qu'à deux pas et tombe en arrêt devant un édifice ancien, cerné par deux constructions contemporaines (deuxième photo). Cette vision correspond tout à fait au problème majeur de la ville, le manque de surface disponible qui contraint de bâtir en hauteur.


 

Willis Street va m'amener jusqu'à la Old Bank Shopping Arcade (ci-dessous), magnifique immeuble qui abrita jadis la Bank of New Zealand lorsque celle-ci y installa son siège social en 1901. L'immeuble avait alors été construit sur des terres récupérées sur la mer et le sous-sol à cet endroit abritait sans qu'on le sacha les restes d'un trois-mâts, le Plimmers Ark, dont on découvrira tout de même les traces en rénovant l'immeuble entre 1997 et 1999. Ces restes sont exposés en l'état à l'intérieur du bâtiment. La seconde curiosité du lieu est l'horloge de l'ancienne banque (deuxième photo), une horloge musicale animée, qui est encore aujourd'hui suspendue au plafond de ce qui servait jadis de chambre bancaire. Toutes les heures, à condition d'être là au bon moment, l'instrument s’entrouvre et révèle des scènes animées se rapportant à l'histoire du site. Un peu plus loin, dans la même galerie marchande, j'apercevrai également un ancien coffre-fort.


 

Je remonte maintenant Lambton Quay et découvre quelques sculptures sur mon chemin, à certaines intersections de rues. C'est aussi cela la Nouvelle-Zélande, de l'art à ciel ouvert. A hauteur des N°131-135 Lambton Quay, je découvre un autre édifice, le Public Trust Office Building (ci-dessous) aujourd'hui occupé par le ministère de la Culture, depuis 2015. Il s'agit là du dernier bâtiment encore debout, construit en 1908 avec du granit néo-zélandais provenant de la baie de Tonga (nord-ouest de Nelson). Le Public Trust occupera les lieux de 1909 à 1982, mais l'édifice sera menacé de destruction en 1975 puis sauvé du pire suite à une campagne publique. Et d'être restauré et renforcé dans ses structures pour pouvoir mieux affronter les séismes.


 

En poursuivant quelques centaines de mètres plus loin, toujours sur la même rue, j'atteins les Old Government Buildings (ci-dessous), bâtiments entièrement construits en bois de kauri, dans un style italien et néo-Renaissance, afin de lui donner l'apparence d'un palais italien. C'est d'ailleurs le deuxième plus grand bâtiment en bois dans le monde, juste après le temple bouddhiste Todai-ji de Nara (Japon). La construction, qui aura lieu entre 1875 et 1876 permettra d'accueillir les services administratifs gouvernementaux de l'époque.

Autre haut-lieu de la capitale, Beehive (aussi surnommé la ruche) qui tient ses origines d'un projet d'extension du Parlement dans les années 1960, dont une partie seulement avait été érigée en 1922. On décida alors d'opter pour une construction plus moderne qui accueillerait les bureaux parlementaires. On doit les plans originaux de cette construction à l'architecte écossais Basil Spence. La construction de la structure, qui aura lieu en plusieurs étapes, prendra dix ans (de 1969 à 1979) en tout. Elizabeth II, reine de Nouvelle-Zélande, apposera une plaque lors de sa venue en 1977 et le gouvernement néo-zélandais aménagera au dernier étage du bâtiment en 1979. Dans le prolongement de Beehive, se trouvent le Parlement de Nouvelle-Zélande, puis, dans l'édifice le plus ancien, la bibliothèque du Parlement.


 

Je passerai devant la vieille église anglicane Saint Paul (photo ci-dessous), construite en 1866, et ancienne cathédrale de Wellington jusqu'en 1964. L'édifice religieux fut érigé entièrement en bois, et en lieu et place d'un ancien campement maori, sur le dénommé site de Pipitea. Elle aussi fut un temps menacée de destruction, puis sauvée grâce à la mobilisation du public dans les années 1960. Là encore, des travaux de renforcement ayant actuellement lieu, je ne serai pas autorisé à en visiter l'intérieur.

Un peu plus bas, se dresse la gare ferroviaire. Cette gare ouvrit en 1937 pour remplacer les deux autres stations de Lambton et Thorndon. L'architecte Gray Young s’attellera à la tache dès 1929 pour bâtir cet édifice de style néo-géorgien, premier du genre capable de résister à des tremblements de terre. L'ouvrage sera livré en 1937 et son électrification interviendra l'année suivante. Si vous passez par là, levez les yeux et admirez le plafond magnifiquement peint (deuxième photo).


 

Le long du Queens Wharf (Quai de la reine) se dresse toujours le Harbour Board (ci-dessous), qui fut érigé pour abriter les services de douane responsables de collecter les taxes auprès des armateurs et de gérer plus généralement les activités portuaires. Juste en face, se trouve toujours le Bond Store (deuxième photo) devenu depuis le musée d'histoire de Wellington.


 

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