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Quelques heures à Saint Martin (Ile de Saint-Martin, Caraïbes, France)
Heure locale

 

Mercredi 16 février 2011


 

Ma visite rapide sur l'île de Saint Martin ressemble à une touche d'exotisme vite gâchée par le béton: Nous atterrissons à l'aéroport international Juliana, dans la partie hollandaise de l'île. L'aéroport est très agréable, petit mais fonctionnel. Au retour, les formalités sont par contre tatillonnes ( pire qu'aux Etats-Unis!). L'amabilité des autorités aéroportuaires contraste étrangement avec la gentillesse des gens que j'ai pu rencontrer pendant ma visite à Saint Martin.

Lorsque vous conduisez sur l'île, ne cherchez pas les panneaux routiers, il y en a très peu. Un seul feu rouge est installé dans la partie hollandaise et il ne fonctionne plus. Des panneaux regroupent à la fois ( et du haut vers le bas) la direction à prendre pour vous rendre dans tel ou tel lieu, puis , juste en-dessous, le noms d'établissements privés ( hôtels, boutiques..). Les routes sont parfois très mauvaises avec des trous pouvant être dangereux pour la conduite. Et puis celles-ci sont parsemées de ralentisseurs plus ou moins dangereux. Attention donc à ne pas conduire trop vite!

Saint Martin est une île et l'on s'attend à voir des plages, mais celles-ci sont souvent dissimulées par des résidences hôtelières , très nombreuses côté hollandais, et par des résidences privées. Je pars faire un tour dans les Terres Basses, là où justement l'on trouve de jolies plages. Après avoir franchi des barrières de sécurité ( l'endroit conduit à des résidences privées mais la route reste publique excepté dans certaines parties clairement signalées), je me dirige en direction de la Baie aux Prunes. La plage est certes jolie mais n'a rien d'exceptionnel. Je poursuis en direction de Baie Longue. Là encore, je constate que la loi de protection du littoral, qui interdit les constructions à moins de 60 mètres n'est pas appliquée partout. Face à moi, se trouve un de ces étangs qui se sont formés dans les fonds de baies avec des cordons sablonneux. L'endroit est calme et j'observe un oiseau.

Je reviens sur mes pas pour prendre la direction de l'aéroport. La circulation devient plus dense et j'observe par endroits, des carcasses de véhicules, des baraquements en ruine et des maisons abandonnées ( face à un golf) , des scènes contrastant bizarrement avec le développement anarchique de résidences en tous genres. J'atteins la plage située au bout de la piste de l'aéroport, impressionnante car à cet endroit, les avions volant à très basse altitude, vous donnent l'impression qu'ils vont atterrir sur votre nez.


 

Je rentre ensuite à l'hôtel et fais une halte à la plage de Baie Rouge, la plus belle plage que j'ai aperçu ce matin dans les Terres Basses, mais l'endroit autour de la plage n'est pas entretenu . Seule la plage est impeccable , avec ses parasols prêts à recevoir les touristes.


 

Je prends alors la route en direction de Marigot , plus grande ville de l'île , côté français. Toujours à la recherche d'authenticité, je monte au Fort Louis qui domine la ville. C'est le chevalier Descoudrelles , commandant des îles de Saint Martin, qui avait décidé en 1765 de construire une batterie de défense afin de protéger la population de la colonie française dont les chargements de tabac , d'indigo et de coton sont régulièrement pillés ou détruits par les flibustiers et les corsaires anglais. Le fort sera achevé en 1789 sous la direction du chevalier de Durat , lequel érigera aussi un pont pour faciliter le désenclavement du bourg ( appelé aujourd'hui Pont de Durat). La citerne servant à l'alimentation en eau de la garnison du fort fut construite en pierre volcanique de Saint Martin tout comme les autres murs d'enceinte. Plusieurs postes d'artillerie seront installés couvrant la Baie de Marigot, l'anse aux Gibiers et la sortie de Marigot en direction de Grand-Case. Des meurtrières permettaient de défendre au mousquet l'accès à la place forte. Le Fort Louis remplit parfaitement sa mission jusqu'en 1820. Les canons se turent alors et Fort Louis devint le monument le plus visité de l'île. Outre son intérêt historique, il offre un spectaculaire point de vue sur la ville, la baie et le lagon de Simpson Bay.


 

Ma promenade dans Marigot sera courte. La ville est petite mais me permet d'admirer non pas des cases créoles ( celles-ci ont toutes été remplacées par des maisons plus récentes) mais des maisons bourgeoises avenue de la République.


 

Juste à côté du musée de Marigot, se trouve la petite église catholique de Marigot, qui fait également office d'abri en cas de cyclone.

Cette église fut construite dans la deuxième partie du 18è siècle par Jacob et Benjamin Gumbs. L'île était autrefois habitée principalement par des protestants mais à partir de 1835, quelques prêtres catholiques vinrent s'y installer.


 

Non loin de là, à cinq minutes de marche, sur le port, se trouvent les halles accueillant les marchés aux fruits et aux poissons. Un joli kiosque à musique trône au milieu d'une petite arène servant probablement à des concerts lors de festivités.


 

Je pars bientôt en direction du Colombier, petit village que je croyais typique mais finalement sans intérêt. On objectif est maintenant de me rendre au Pic Paradis , plus haut sommet de l'île culminant à 414 mètres. Je tourne maintenant le dos à la côte et à ses constructions pour découvrir des champs avec quelques vaches ici et là, puis un relief plus montagneux. Une route cimentée grimpe jusqu'au Pic Paradis mais je n'y monterai pas par manque de temps. Il faut aussi savoir que plusieurs touristes se sont faits détroussés au sommet de ce pic. Mon objectif est maintenant la Lotery Farm, ancienne plantation de canne à sucre. La Lotery Farm offre en effet à ses visiteurs de nombreuses activités , dont la randonnée et des parcours aventures ( notamment dans les arbres) plus ou moins ardus. C'est l'unique endroit de Saint Martin où l'on peut admirer la forêt tropicale. Pierre est le propriétaire de cet endroit depuis douze ans. Il incite à replanter des arbres afin de recréer un milieu naturel riche et à respecter les lieux parcourus. Des sentiers balisés permettent la randonnée dans la montagne. Son domaine offre aux visiteurs de nombreux lieux de détente ( bars, restaurant et piscine) et permet de passer quelques heures au calme, loin des soubresauts de l'activité touristique habituelle. Je pars effectuer une randonnée durant une heure, histoire de tester. L'endroit est superbe et rafraichissant. A l'aide de la carte fournie, je m'oriente facilement, longe une petite rivière qui descend de la montagne, puis m'engage dans un sentier très escarpé ( des chaussures de randonnée sont conseillées) avant d'atteindre une crête. D'en haut, je peux enfin admirer les environs et m'asseoir quelques instants.


 


 

Sur le chemin du retour, je m'arrête quelques instants à Friar's Bay, une petite plage fort sympathique.


 


 


 

INFOS PRATIQUES:


  • Lotery Farm,ouverte du mardi au dimanche, de 9h00 à 17h00. Tarifs: Randnnée (avec carte fournie): 5€, Parcours aventure pour enfant: 20€, Parcours aventure avec obstacles pour adultes : 35€, Parcours extrême pour adultes ( départs à 10h, 12h,14h et 15h):55€ . Même parcours mais de nuit ( minimum 6 personnes): 75€.

    info@loteriefarm.com

    http://www.loteriefarm.net

  • Fort Louis, entrée libre. Pour plus d'informations, contacter le musée « Sur la trace des ARawaks » au 0590 29 22 84

  • Grand-Case, situé le long de la côte près de Marigot, offre aux touristes Les Mardis de Grand Case. Tous les mardis , à partir de 18 heures, ce village ferme ses accès routiers à la circulation et propose durant quelques heures le plus grand marché artisanal de Saint Martin. Des danseurs, musiciens , des artistes locaux et internationaux viennent divertir les visiteurs.20 boutiques d'art, 40 restaurants sont prêts à vous accueillir. Http://www.lesmardisdegrandcase.com














 



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