Revoir le globe
Top


Kaikoura (Nouvelle-Zélande, Océanie)
47 images disponibles
Heure locale

Lundi 26 septembre 2005

 

Distance totale parcourue : 3195 kilomètres

 

Le cap des 3000 kilomètres est franchi à l'issue de ce périple sur l'île du Sud. Aujourd'hui est consacré à Kaikoura et sa faune marine. Une balade sans nuages si ce n'est que je n'avais pas réservé pour la croisière des baleines et que tout était plein. Je me suis rabattu sur l'avion auprès de la Wings over Whales, société qui organise des vols d'observation des cétacés. Vu d'en haut, ce n'est pas mal mais à moins d'être équipé d'un bon zoom (ce qui n'est pas mon cas) on ne photographie pas les animaux dans le détail. Je vous livre quand même les photos tel quel. Il me sera plus facile de photographier les phoques et les oiseaux marins.

 

J'ai pris la route à 8 heures, comme chaque matin, puisque depuis mon arrivée, je me réveille systématiquement à 6h30.Cette route vers Kaikoura est peu encombrée mais grimpe dans la montagne par moments. Quelques travaux sur le parcours mais rien de bien important. Il me faut deux heures pour rallier Blenheim à Kaikoura. Je ne peux pas dépasser 90 km/heure avec le camping-car mais je roule à un peu moins de 100 km/heure quand les conditions me le permettent. Cent km/heure étant la limitation de vitesse sur les routes nationales en Nouvelle-Zélande. Sur ma gauche, je découvre bientôt la côte très découpée avec des rochers et des plages de sable gris. Le temps est couvert et je m'inquiète un peu pour le reste de la journée car l'observation de la faune est plus aisée par temps clair.La voie ferrée Picton-Kaikoura longe la route nationale le long de la côte puis disparaît parfois à droite dans un tunnel.

[image]

La côte offre des plages de sable gris à cet endroit

 

[image]

Le relief est assez accidenté

[image]

 

Et certains ponts , limites pour le passage des camions.

 

 

J'arrive bientôt à la colonie de phoques de Ohau. Je m'arrête et je m'approche du rivage. Des touristes sont déjà là , à dix mètres seulement des animaux avachis sur les rochers par troupeaux entiers et peu préoccupés par notre présence. Quelle joie de pouvoir approcher les otaries à fourrure d'aussi près . Les photos n'en seront que meilleures.

 

[image]

Dites-moi que je suis belle!

[image]

Et de profil, tu m'aimes?

 

Je note avec satisfaction que le ciel se dégage au fur et à mesure que je me rapproche de Kaikoura. Heureux présage! Un ciel tout bleu sans un seul nuage. La partie nuageuse est désormais bien délimitée.

Kaikoura apparaît , semblable à ces petites ville néo-zélandaises que j'aurai souvent traversées durant mon périple.Je repère immédiatement la direction de Whale Watching (croisières des baleines). Alors que je me gare , le train Tranzcenic rentre en gare. Il transporte des touristes qui se pressent contre les baies panoramiques des wagons afin de prendre de meilleurs clichés.

 

[image]

Le train Tranzcenic

 

Whale Watching ne tarde pas à m'informer que, faute d'avoir réservé à l'avance, je ne pourrai pas embarquer aujourd'hui. On me propose toutefois de me mettre sur une liste d'attente qui , me précise t-on , est déjà bien remplie. Je suis dépité. Moi qui me faisais une telle joie à l'idée de pouvoir m'approcher de ces magnifiques cétacés que je n'ai observé à ce jour que dans les documentaires de Cousteau. Je me précipite à l'office de tourisme dans le centre ville , non loin de là (Kaikoura est une petite ville).

On me propose gentiment un vol d'observation des baleines. Mon dieu, pourquoi pas? Au moins, j'aurai vu les cétacés et par la même occasion, sauvé ma journée.

Un vol décolle à 11 heures. Juste assez de temps pour me rendre à l'aéroport de Kaikoura situé à 15 minutes du centre ville. En effet, on n'attend plus que moi car deux passagers américains sont déjà là. Nous serons quatre au total ( y compris le pilote). Le temps s'est complètement dégagé et nous décollons rapidement. Pas de turbulences non plus. Un temps idéal. Dans ce genre d'expédition, on n'est jamais sûr de rencontrer les cétacés. Ces animaux remontent à la surface pour respirer une dizaine de minutes puis replongent pendant 45 minutes. Très rapidement, le pilote nous signale une baleine au large. Il s'en rapproche. Effectivement, il s'agit bien d'une baleine. Pour être plus précis, ce cétacé appartient au sous-ordre des odontocètes et possède des dents. Il fréquente cet endroit car il se nourrit des proies qu'il capture au large de Kaikoura : calmars, poissons ou krill. La grande profondeur des eaux et la rencontre des courants chaud et froid font remonter à la surface les proies dont se nourrit ce cétacé. Je suis ému d'observer (même de si haut) cet animal gigantesque. Quelques instants plus tard , la chance nous sourit. Un couple de cétacés apparaît à son tour. Photos et émotion. Puis un deuxième couple. Le vol durera 40 minutes et nous rentrerons à l'aéroport , non sans avoir pris quelques clichés de la côte. Le ciel n'est -il pas le plus bel endroit de la terre?

 

[image]

L'aéroport de Kaikoura

[image]

Vue aérienne de la South Bay

[image]

 

[image]

Notre première baleine

[image]

La même sous un autre angle

[image]

 

[image]

Notre premier couple

 

[image]

Toujours lui

[image]

Puis un second

[image]

Le mont Manakau , au-dessus de Kaikoura, vu du large

 

[image]

La South Bay

[image]

[image]

Kaikoura vue d'en haut

 

Retour au centre ville d'où je me rends à South Bay, car non loin de là se trouve une autre colonie d'otaries à fourrure : Kaikoura Peninsula Seal colony.

Auparavant, je prends quelques clichés d'oiseaux marins ici et là. Eux aussi existent et ont le droit au même vedettariat , non?

 

[image]

 

[image]

 

[image]

[image]

 

 

Arrivé sur les lieux de la colonie d'otaries, une forte odeur d'iode et de goémon flotte dans l'air et me rappelle soudain mon enfance sur les plages bretonnes. Les odeurs font partie de ces souvenirs qui restent à jamais gravés dans la mémoire. Soudain , j'aperçois une puis deux grosses otaries en train de faire la sieste , pas gênées le moins du monde alors que nous ne sommes qu'à cinq mètres d'elles. La distance de sécurité conseillée est normalement de dix mètres. Mais, à cet endroit, les otaries flirtent même parfois avec les automobiles puisqu'on en retrouve certains jours sur le parking. En attendant, je passe à deux mètres d'une d'entre elle, cachée dans un buisson. Pas de réaction de sa part. Un peu plus loin , une otarie grogne en me conseillant de me pas marcher sur ses platebandes de goémon. Message reçu.

Je termine cette journée content de ce que j'ai vu , même si je n'ai pas pu côtoyer les cétacés de près , ni vu les dauphins joueurs ,les lagémorhynques obscurs. Mais cela me donnera une excellente raison de revenir à Kaikoura pour plus longtemps et dans de meilleures conditions.

[image]

Huum rien ne vaut un bon bain d'algues!

[image]

Ne viens pas sur mes terres, ou il pourrait t'en coûter!

[image]

Bien planquée dans mes rochers

[image]

Eh oui! Je planche même pendant ma sieste

[image]

Je t'ai à l'oeil!

 

Demain, je vous emmène en croisière , entre Picton (Ile du Sud) et Wellington (Ile du Nord) . Le voyage devrait durer trois heures. J'espère avoir une mer belle et pouvoir prendre des clichés sympathiques que je vous offrirai demain.

 

Bonne nuit



Retour aux reportages par pays