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Whakatane, Opotiki, Tauranga et Te Puke (Nouvelle-Zélande, Océanie)
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Heure locale

  Mardi 4 octobre 2005

 

Distance totale parcourue : 5223 kilomètres

 

Après la pluie vient le beau temps. Il fait un temps radieux aujourd'hui sur l'île Nord. Je dirais même un temps d'été.Le circuit de ce jour prévoit de me rendre à Opotiki, puis, en suivant la côte, Whakatane , Te Puke et enfin Tauranga.

Je me mets donc en route après une bonne nuit de sommeil. Je dors bien dans ce pays depuis mon arrivée. Je crains le pire à mon retour à Paris, côté décalage horaire, car ici, rien ne se passe.Les automobiliste néo-zélandais ont toujours le feu aux fesses, et sont toujours aussi pressés. On ne va jamais assez vite pour eux. Ils sont fous ces kiwis!

 

 

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Le Mont Haroharo

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Premières plages de Opotiki

 

 

Je mets deux heures à atteindre Opotiki. Ville située au confluent de la Waioeka et de l'Otara, Opotiki est la dernière localité de quelque importance avant Gisborne plus au sud. Dans la rue principale, une sculpture maorie se dresse et témoigne du renouveau des arts, de la culture et des traditions maories depuis les années 1980.

Je choisis de rallier Whakatane par la route Wainui qui traverse la petite ville de Ohope. De jolis paysages s'offrent à moi et à la sortie de Ohope, sur un point culminant, je m'arrête contempler la plage de Ohope, qui s'étend sur 12 kilomètres entre Otarawairere à l'ouest et Ohiwa Hard Rock , où poissons et coquillages attirent par milliers les échassiers migrateurs.


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Au centre de Opotiki, statue maorie

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Sur la route de Whakatane, en sortant de Opotiki

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La plage d'Opotiki, 12 kilomètres de long

 

Je fais une halte à Whakatane, située au coeur de la partie orientale de la Bay of Plenty. Cette ville jouit sur cette côte de plus de 2500 heures d'ensoleillement annuel , un climat idéal pour pratiquer des activités nautiques comme la pêche dans la Whakatane. Ou encore embarquer à bord d'un bateau et partir dans la baie pour nager avec les dauphins. Mais pour cette activité (je me suis renseigné à l'office du tourisme), mieux vaut réserver deux jours avant (en basse saison) car tout est vite complet, et prévoir une demi-journée de balade.


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Le port de Whakatane

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Ne cherchez plus où la famille Mitterrand a placé son argent! J'ai trouvé!

 

Selon la légende , trois pirogues en provenance de Hawaiki accostèrent dans la Bay of Plenty au XIVè siècle. Mataatua aborda à Whakatane et Arawa et Tau nui à Whangaparaoa à l'ouest du cap Est. La reconstitution de l'une de ces pirogues peut être observée à Whakatane. C'est la douceur du climat ainsi que l'abondance des coquillages qui incitèrent les Maoris à s'installer sur cette côte. Ils forment aujourd'hui une part importante de la population de la région, comme le révèlent les nombreuses maisons communes qui agrémentent ici et là le paysage.

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En face du port de Whakatane, on peut observer Whale Island. C'est l'île la plus proche autour de laquelle on peut voir des baleines. Plus au large, se trouve White Island , à la pointe nord de la zone de volcanique de Taupo. Ce volcan qui est le plus actif de Nouvelle-Zélande peut être atteint en bateau (des balades sont organisées au départ de Whakatane), en avion ou en hélicoptère. Cette île a un aspect lunaire et certains la considèrent comme une attraction majeure. En 1914, une éruption nocturne tua tous les mineurs qui s'y trouvaient pour extraire du soufre. Désormais, cette île est occupée par une importante colonie de fous austraux.


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L'entrée du port

 

A l'entrée du port de Whakatane, sur l'un des deux rochers qui encadrent la passe se trouve une statue Waka, semblant protéger le port.


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La statue maorie Waka

 

La route entre Whakatane et Te Puke est très agréable et permet de retrouver le bord de mer au bout de quelques kilomètres. Une côte sauvage qui sert de refuge à bon nombre d'oiseaux (rares) qui viennent y pondre. Il est donc interdit de se promener dans l'herbe car on risque d'écraser des oeufs.

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Une ligne « TGV » longe la côte

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Protégeons les oiseaux!

 

Te Puke a pour origine une colonie d'Irlandais établie par George Vesey Steward dans les années 1880. L'élevage de moutons et de bovins connut des moments difficiles à cause de la maladie du bush . Cette maladie sévit dans beaucoup de régions du centre de lîle du Nord jusque dans les années 1930 où l'on découvrit la cause: Une carence en cobalt. On utilisa des engrais spéciaux et la maladie disparut. Te Puke vit aussi de l'horticulture dès les années 1960. La « groseille à maquereaux chinoise » importée en Nouvelle-Zélande en 1906 trouvera vite un débouché international sous le nom de kiwi.Te Puke est ainsi devenue la Capitale Mondiale du Kiwi. Je me rends donc à 6 kilomètres de la ville, au Kiwifruit Country, afin d'en savoir un peu plus long sur ce fameux fruit. A l'intérieur de la boutique, des centaines de produits à base de kiwis (confitures, alcools en tous genres dont du vin, etc).Je pars donc en éclaireur afin de vous montrer ce qu'est le kiwi , comment il est cultivé , trié puis emballé. Il faut savoir que le kiwi vient de Chine (sous le nom de groseille à maquereaux). Un premier arbre pousse à Te Puke en 1918 mais il faudra attendre le milieu des années 1930 pour que Jim Mc Loughlin , un horticulteur , plante son premier verger et vende sa production sur le marché local. Les exportations s'envolent à partir des années 1960 lorsqu'on découvre que, placé au froid, le kiwi peut se conserver pendant 6 mois. Le marketing fera le reste. Certains producteurs de kiwis deviendront millionnaires du jour au lendemain à cause de ce fruit. Depuis 1988, la variété traditionnelle bien connue en France, la Hayward, au coeur vert émeraude, recule devant le Zespri Gold, un kiwi de même taille mais à la chair jaune, et moins acidulé que le premier. On commence à trouver des bébés kiwis sur le marché , dont on peut même manger la peau. Et on nous a déjà annoncé la création d'un kiwi à chair rouge.

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Entrée du parc

 

Je prends donc le petit train, en forme de kiwi , cela va de soi, et pars à la découverte du parc. Nous passons devant plusieurs vergers cultivant tour à tour les oranges, les kumquats, les avocats, les pamplemouuses et les citrons.


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Le petit train

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Citrons

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Pamplemousses

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Oranges

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Et kiwis.

 

 

Puis nous nous arrêtons devant une plantation de kiwis.L'air embaume à cause de l'odeur dégagée par les fleurs récemment écloses. Il existe deux types de fleurs: Les fleurs mâles (couleur abricot) et les fleurs femelles (blanches). Les fleurs mâles féconderont les fleurs femelles et permettront ainsi la naissance des kiwis.

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Plantation de kiwis

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Fleur mâle

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Fleur femelle

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Crac crac  et boutons de kiwis!

 

Les écarts de température sont importants parfois dans la région et , pour éviter le gel, on se sert d'un ventilateur géant qui souffle de l'air chaud sur le verger afin de réchauffer en quelque sorte les plantes.


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Ventilateur d'air chaud

 

Le guide nous a ensuite conduit devant une ancienne trieuse de kiwis. Procédé ingénieux que nous avons vu en état de fonctionnement mais guère rentable de nos jours.

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Avez-vous déjà vu des kiwis « sauteurs »?

 

Les kiwis sont récoltés, triés et emballés, puis transportés par camions vers le port et exportés dans le monde entier. Les plus gros fruits partent au Japon. Les autres vers l'Europe notamment.


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Je repars ensuite en direction de Tauranga, grand pôle commercial de la région mais qui n'offre pas grand chose à voir aux touristes de passage. Les retraités et vacanciers la fréquentent pour son climat doux en toutes saisons. Le centre-ville est doté de nombreuses boutiques, mais j'ai remarqué aussi des gens pas très fréquentables (drogués ou ivres) qui peuvent semer un léger malaise parmi les visiteurs.

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Le port

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A demain pour la suite de mes aventures!



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