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Don Quichotte à l'assaut du conformisme, de Laurent Lagartempe (Editions de Paris)
La providence a voulu que l'âme de tout un peuple au passé tragique trouve son juste écho dans l'âme d'un chevalier d'élite, en plein coeur de la bourrasque historique du « siècle d'or » dont la démesure ne le cédait en rien à celle que vient de vivre l'Europe des « trente glorieuses. » Comblée de richesses, l'Espagne venait d'émerger du tsunami islamique ; comblée de réussites, l'Europe venait d'émerger du tsunami totalitaire. Le génie de Cervantès fait que sa geste non conformiste malmène autant notre époque que la sienne. Laurent Lagartempe, auteur de plusieurs livres sur la dramaturgie islamique en Méditerranée, braque le projecteur sur l'Espagne qui en fut l'épicentre.
C’est l’identité française qu’on assassine » de Claude Meunier-Berthelot (Editions Polémia)
L’auteur y démontre que depuis plus de dix ans de politique d’éducation dite « prioritaire » entreprise en faveur des ZEP et des quartiers de la politique de la ville – c’est-à-dire en faveur des enfants des banlieues – une remarquable continuité s’observe, sous des vocables différents ou que l’on fait resservir, mais dans un objectif qui lui est diamétralement opposé : créer une « Ecole d’excellence », dont ne bénéficiera pas le vulgum pecus, en l’occurrence l’élève moyen « français de souche ». A travers les outils que nous décrit Claude Meunier-Berthelot, qui sont développés avec la même ardeur indépendamment des alternances politiques et qui ne sont pas l’apanage des seuls ministres jugés les plus sectaires comme Vincent Peillon, c’est typiquement une politique de discrimination positive qui est en place, au profit des enfants des banlieues « les plus défavorisés » – comprenez les enfants d’immigrés – à qui on fournira un luxe de structures d’accueil et d’accompagnement (tutorat), d’enseignants triés sur le volet et de dérogations par rapport aux règles de sélection sur lesquelles était fondée depuis l’origine l’école républicaine (notamment l’admission sur dossier dispensant de passer le concours ou l’examen d’entrée dans un établissement). L’auteur met en exergue plusieurs caractéristiques de cette politique : • il ne s’agit pas de dispositifs cantonnés à des expérimentations localisées et confidentielles, mais bien d’une politique très ambitieuse tendant à concerner plusieurs milliers, voire dizaine de milliers d’élèves, toutes filières confondues ; • les objectifs ne sont jamais revus à la baisse et s’empilent en couches successives par sédimentation au gré des changements de gouvernement ou de ministre, chaque nouvelle équipe voulant imprimer sa marque sans remettre en cause l’édifice préexistant ; • le coût de cette politique est faramineux : l’auteur tente un chiffrage plausible malgré la difficulté de synthétiser les éléments du puzzle et relève qu’à plusieurs reprises la Cour des comptes s’est émue de cette situation, sans grand résultat, cela va sans dire. Claude Meunier-Berthelot explique bien que la politique d’éducation dans les ZEP concerne tous les niveaux d’enseignement : primaire, secondaire et supérieur. On ne reprendra pas ici la description des dispositifs mis en œuvre à chaque niveau, qui sont exposés très clairement dans l’étude, mais il n’est pas inutile de s’arrêter un instant sur la partie concernant l’enseignement supérieur, pas seulement parce que c’est là que se révèle de la façon la plus emblématique l’objectif de discrimination positive voulu par les « pères fondateurs » de cette politique, en tête desquels figure Jack Lang, dont les extraits d’un discours prononcé en 2002 lors d’un colloque international sur les ZEP, cités en introduction, ont de quoi nous dessiller, s’il en était besoin. Ce n’est d’ailleurs pas un hasard si c’est la discrimination à l’œuvre dans le supérieur qui a été le plus commentée, de la manière la plus élogieuse s’entend, dans les médias. La conclusion de Claude Meunier-Berthelot est sans appel : A l’inverse de ce que font les pays voisins, « le système français vise à former une élite étrangère à notre culture pour remplacer les cadres de la nation française dans tous les domaines ». Il s’adresse à un public ciblé qui bénéficie d’une aide phénoménale et constante, sans commune mesure avec les dépenses d’éducation qui sont dévolues à nos enfants. Cette politique d’ « éducation prioritaire » propre à la France n’a d’autre but que de détruire l’identité française de notre pays et non de venir en aide à des élèves en difficulté scolaire. L’auteur appelle donc les Français à une réaction massive contre cette offensive mortifère. On ne peut que lui donner raison.
Le génocide arménien 1915-2015 Des Turcs à l'Etat islamique Daech le massacre continue, de Bernard Antony (Godefroy de Bouillon)
« Génocide arménien » : c est l expression dans laquelle se resserrent, autour de l évocation du sort du peuple quantitativement le plus massacré dans le premier quart du XXème siècle, les tragédies des exterminations qui ont visé jusqu à nos jours, phase finale, à l anéantissement de tous les chrétiens habitant dans les actuels pays de Turquie, d Irak et de Syrie. Le génocide dit arménien a été en effet, après les massacres du XIXème siècle, celui d une continuité d éradication aussi des Assyro-chaldéens et des Grecs du Pont et d Asie Mineure. Le 24 avril 1915, date de la déportation vers la mort des élites arméniennes sur décision du gouvernement des Jeunes Turcs marque, certes, le début du grand génocide des années 1915-1916, mais parachevé après 1918 par Mustafa Kemal sur le territoire de l actuelle Turquie et continué ensuite jusqu à nos jours en Syrie et en Irak. Bernard Antony, à travers les témoignages, en évoque les indicibles abominations dans toute l étendue du mystère du mal. Il en rappelle, dans le refus des occultations révisionnistes ou négationnistes, les responsabilités convergentes du fanatisme islamique et des Jeunes Turcs, à la croisée de la franc-maçonnerie, des influences
L'homme défiguré : La personne humaine face à l'immonde moderne ! d 'Ivan Blot (Apopsix)
On ne présente plus Ivan Blot, qui très régulièrement fait profiter Polémia de ses analyses toujours pénétrantes en matière de science et de philosophie politique. Son dernier livre, L’Homme défiguré/ la personne humaine face à l’im-monde moderne, présente un intérêt tout particulier, car il constitue une synthèse de plusieurs années de réflexion sur les risques de dépersonnalisation et de déshumanisation qui menacent nos sociétés.
Oberkampf, vivre pour entreprendre : Journal de l'inventeur de la Toile de Jouy (1738-1815), de Etienne Mallet (Editions Télémaque)
Au faîte de son succès, à l'orée du XIXe siècle, la Manufacture de la toile de Jouy est la troisième entreprise de France. Icône dans le monde de la décoration d'intérieure et de l'habillement, la toile de Jouy connaît un rayonnement extraordinaire. C'est une de ces marques mythiques dont le produit universellement connu est presque devenu un nom commun. Derrière la toile, un homme d'exception au patronyme tout aussi célèbre : Christophe Philippe Oberkampf fondateur de la manufacture et créateur de motifs inédits pour les fameuses "indiennes" coqueluches de la mode. Deux siècles après sa mort, son descendant direct, Étienne Mallet, se glisse dans sa peau et prend sa plume pour raconter le parcours formidable de ce précurseur enthousiaste et visionnaire de l'entreprenariat en France.
Quand le fer coûtait plus cher que l'or: 60 histoires pour comprendre l'économie mondiale, de Alessandro Giraudo (Fayard)
L’histoire économique est souvent amnésique : elle a oublié des pans entiers de ce qui la compose et renvoyé au rang d’anecdotes des événements majeurs. Ces petites histoires sont pourtant très éclairantes pour comprendre l’évolution de l’humanité, de l’âge de pierre à nos jours. Le commerce et la disponibilité de l’or, des épices ou des métaux précieux ont fait et défait les empires. Les révolutions dans les technologies, les transports, les armes, dans la fabrication des couleurs ou dans l’espionnage industriel ont chamboulé l’organisation des sociétés autant que les révoltes d’esclaves, les changements climatiques ou les grandes épidémies. Qui gagne, qui perd, qui décide… et à qui profite le commerce ? En soixante siècles, les modes en économie ont radicalement changé, bouleversant les équilibres entre riches et pauvres. Le pouvoir s’est déplacé sans cesse sur la planète, à très grande vitesse, et bien rares sont les contemporains qui s’en sont rendu compte. Avec un recul salutaire, Alessandro Giraudo nous plonge dans le chaudron bouillant de notre propre histoire.
La Baraque des prêtres, de Guillaume Zeller (Editions Tallandier)
De 1938 à 1945, 2 720 prêtres, religieux et séminaristes sont déportés dans le camp de concentration de Dachau, près de Munich. Regroupés dans des « blocks » spécifiques – qui conserveront pour l’histoire le nom de « baraques des prêtres », 1 034 d’entre eux y laisseront la vie. Polonais, Belges, Allemands, Français, Italiens, Tchèques, Yougoslaves : derrière les barbelés de Dachau, l’ « universalité de l’Église » est palpable. Ces hommes qui, dans une Europe encore christianisée, jouissaient d’un statut respectable, parfois éminent, se retrouvent projetés dans une détresse absolue. La faim, le froid, les maladies, le travail harassant, les coups des SS et des kapos, les expériences médicales ou les transports d’invalides ont raison de ces hommes de tous les âges. Quelques-uns sombreront dans le désespoir et s’effondreront, d’autres – la grande majorité d’entre eux – ne fléchiront pas, peut-être soutenus par leur foi. Partageant le sort commun des déportés, les prêtres de Dachau s’efforcent de maintenir intacte leur vie spirituelle et sacerdotale. Une chapelle, la seule autorisée dans tout le système concentrationnaire, leur apporte un secours considérable. Cette expérience unique dans l’histoire de l’Église éclaire d’un jour nouveau les rapports entre le nazisme et le christianisme. Près de 70 ans après sa libération, le camp de concentration de Dachau demeure le plus grand cimetière de prêtres catholiques du monde.
On va dans le mur... de Agnès Verdier-Molinié (Editions Albin Michel)
Tout le monde - ou presque - est d'accord, de la gauche à la droite : l'Etat doit être réformé au plus vite. Et la baisse de la dépense publique est une priorité absolue. Mais alors qu'attendons-nous pour passer à l'action ? Face à un système devenu fou, en vérité personne ne sait comment faire. Pourtant on sait que l'empilement - des taxes, des lois, des décrets, des aides sociales, des strates administratives, des régimes de retraite, des exonérations - a produit un monstre dont la complexité et les dérives sont chaque année plus coûteuses pour les Français. Combien de temps encore allons-nous accepter cet insupportable harcèlement ? En comparant les bonnes pratiques en France et à l'étranger et en montrant comment sortir de ce terrible engrenage, Agnès Verdier-Molinié s'attaque à une machine qui doit d'urgence être mise hors d'état de nuire.
La désinformation autour de la guerre de Sécession, de Alain Sanders (Atelier Fol'Fer)
Il y a belle lurette que de nombreux historiens anglo-saxons ont fait et continuent de faire litière des clichés très politiquement corrects sur ce qu'on appelle en France la "guerre de Sécession". Appellation que nous utiliserons nous-même pour des raisons de facilité. Mais en signalant que les Yankees désignent ce conflit sous le nom de guerre civile. Et que les Sudistes disent la guerre entre les États (ou encore : l'invasion nordiste, la guerre d'agression, etc.). Le traitement objectif de ce conflit meurtrier, de cette guerre totale, de cet affrontement sanglant, par de nombreux historiens, notamment outre-Atlantique, signifie-t-il pour autant que le sujet soit désormais abordé de façon apaisée aux Etats-Unis ? Pas forcément. Certes des centaines de livres rendent justice au Sud et sont d'utiles antidotes à ces études "historiques" pour lesquels l'affaire est définitivement réglée : les vertueux Nordistes d un côté et, de l autre, les diaboliques Sudistes. C'est tout cela que nous allons évoquer dans les pages qui suivent. Et d abord montrer que le Nord n a pas agressé le Sud pour des "raisons humanitaires" (comme on dirait de nos jours pour justifier parfois l'injustifiable). Lincoln a une statue gigantesque à son effigie à Washington. Et à Monroe, et à Richmond, on interdit de célébrer les soldats noirs vêtus de gris qui, au coude à coude avec les soldats blancs vêtus de gris, choisirent de se battre et de mourir pour Dixieland. Cherchez l'erreur...
L'Evangile selon Saint Métro, de Philippe Bornet (Editions Via Romana)
Ce guide des saints parisiens est une carte du métro plaquée sur le Ciel. Contrairement aux héros, les saints tirent leurs forces de Dieu. Laissés à eux-mêmes, ils sont faibles, pécheurs voire criminels. Plus de trois cents saints ont vécu à Paris ! Un trésor inouï à portée de main ! Un évangile raconté par le métro. Classés par stations et par arrondissements, voici leur histoire, leurs reliques et les chefs d’œuvre qu’ils ont inspirés. Quelques-uns des saints répertoriés : Denys, Geneviève, Clothilde, Jeanne d'Arc, Louis de France, François de Sales, Ignace de Loyola, Jean-Baptiste de La Salle, Louise de Marillac, Vincent de Paul, les carmélites de Compiègne, les martyrs de 1792, Catherine Labouré, Frédéric Ozanam, Rosalie Rendu, Marie-Eugénie Milleret, les martyrs de 1871. Sans compter sainte Marie, apparue rue du Bac.
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