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Boxe de rue II, de Robert Paturel (Atelier Fol'fer)
Après le succès de Boxe de rue. Techniques et étude comportementale (2012), Robert Paturel remonte en ligne avec Boxe de rue. Sensibilisation et défense contre armes. Avec un même souci pédagogique. Il faudrait plusieurs pages pour décliner les titres tant nationaux qu'internationaux de l'auteur. Ancien du RAID, il a formé des centaines d'élèves (certains sont devenus de grands champions) tant en France qu'à l'étranger où il fait référence. La méthode dite « défense de rue » regroupe trois disciplines : la boxe de rue proprement dite, la lutte de rue, les armes de rue. L'objectif de la boxe de rue est de permettre, grâce à un entraînement bien pensé, progressif et adapté, qu'un citoyen lambda soit capable de désamorcer une situation de crise et de porter secours à une personne agressée. Dans le respect et l'intégrité de chacun. « Dis-moi comment tu combats, je te dirai qui tu es », écrit l'auteur. Très richement illustré de photos « parlantes », ce nouveau et précieux vade mecum donne des conseils de sécurité, prend en compte le comportemental et détaille les techniques spéciales et spécifiques de combat. En tenant compte de ce que dit la Loi. Qu'il ne faut jamais ignorer, faut-il le rappeler. Comme l'écrit encore Robert Paturel, « Il vaut mieux être jugé par douze que porté par six »...

http://www.robertpaturel.com/
Le traité transatlantique et autres menaces, d'Alain de Benoist (Pierre-Guillaume de Roux Editions)
Comment l'Amérique a décidé d'une OPA sur l'Europe grâce au Traité transatlantique. Les multinationales sont depuis le début au coeur des négociations grâce aux lobbies. Pour libéraliser l'accès aux marchés, l'Union européenne et les Etats-Unis sont censés faire "converger" leurs réglementations dans tous les secteurs. Le problème est que les Etats-Unis sont aujourd'hui en dehors des cadres du droit international en matière écologique, sociale et culturelle, qu'ils refusent d'appliquer les principales conventions sur le travail, le protocole de Kyoto sur le réchauffement climatique, la convention pour la biodiversité, les conventions de l'Unesco sur la diversité culturelle, etc. De même que l'intégration économique de l'Europe était censée déboucher sur son unification politique, il s'agirait de créer à terme un grand bloc politico-culturel unifié allant de San Francisco jusqu'aux frontières de la zone d'influence russe. Le continent eurasiatique étant ainsi coupé en deux, une véritable Fédération transatlantique, pourvue d'une assemblée parlementaire regroupant des membres du Congrès américain et du Parlement européen, et représentant 78 Etats (28 Etats européens, 50 Etats américains), pourrait ainsi être créée. Les souverainetés nationales ayant déjà été annexées par la Commission de Bruxelles, c'est la souveraineté européenne qui serait alors transférée aux Etats-Unis. L'arnaque du Mécanisme Européen de Stabilité (MES). Ce dispositif qui prône le "déficit zéro", aboutit à la perte d'indépendance budgétaire des Etats-membres en stimulant toujours plus d'endettement. Comment la politique d'austérité accentue la misère des peuples. L'effondrement des recettes fiscales, qu'elle génère, ne fait qu'aggraver les déficits et crée toujours plus d'injustice sociale. A la disparition des services publics s'ajoute la précarisation grandissante du travail "pour plus de flexibilité". A l'origine de la crise, la dérégulation des marchés financiers. A peine sauvées par les Etats, les banques profitent des déficits publics provoqués notamment par ce sauvetage pour spéculer contre les Etats, en attaquant les titres souverains sur les marchés obligataires, et pour lancer un nouvel assaut contre les acquis sociaux. Crise de la dette ou crise de l'euro ? S'il y a bien une crise de la dette, les conditions dans lesquelles l'euro a été mis en place l'ont fortement aggravée en ignorant dramatiquement les disparités économiques entre les pays appelés à l'utiliser. Alors quelles solutions contre le nouveau totalitarisme de la mondialisation et de la gouvemance ? Alain de Benoist scrute toutes les solutions et tendances exprimées pour redonner à l'Europe une chance d'exister.
Don Quichotte à l'assaut du conformisme, de Laurent Lagartempe (Editions de Paris)
La providence a voulu que l'âme de tout un peuple au passé tragique trouve son juste écho dans l'âme d'un chevalier d'élite, en plein coeur de la bourrasque historique du « siècle d'or » dont la démesure ne le cédait en rien à celle que vient de vivre l'Europe des « trente glorieuses. » Comblée de richesses, l'Espagne venait d'émerger du tsunami islamique ; comblée de réussites, l'Europe venait d'émerger du tsunami totalitaire. Le génie de Cervantès fait que sa geste non conformiste malmène autant notre époque que la sienne. Laurent Lagartempe, auteur de plusieurs livres sur la dramaturgie islamique en Méditerranée, braque le projecteur sur l'Espagne qui en fut l'épicentre.
C’est l’identité française qu’on assassine » de Claude Meunier-Berthelot (Editions Polémia)
L’auteur y démontre que depuis plus de dix ans de politique d’éducation dite « prioritaire » entreprise en faveur des ZEP et des quartiers de la politique de la ville – c’est-à-dire en faveur des enfants des banlieues – une remarquable continuité s’observe, sous des vocables différents ou que l’on fait resservir, mais dans un objectif qui lui est diamétralement opposé : créer une « Ecole d’excellence », dont ne bénéficiera pas le vulgum pecus, en l’occurrence l’élève moyen « français de souche ». A travers les outils que nous décrit Claude Meunier-Berthelot, qui sont développés avec la même ardeur indépendamment des alternances politiques et qui ne sont pas l’apanage des seuls ministres jugés les plus sectaires comme Vincent Peillon, c’est typiquement une politique de discrimination positive qui est en place, au profit des enfants des banlieues « les plus défavorisés » – comprenez les enfants d’immigrés – à qui on fournira un luxe de structures d’accueil et d’accompagnement (tutorat), d’enseignants triés sur le volet et de dérogations par rapport aux règles de sélection sur lesquelles était fondée depuis l’origine l’école républicaine (notamment l’admission sur dossier dispensant de passer le concours ou l’examen d’entrée dans un établissement). L’auteur met en exergue plusieurs caractéristiques de cette politique : • il ne s’agit pas de dispositifs cantonnés à des expérimentations localisées et confidentielles, mais bien d’une politique très ambitieuse tendant à concerner plusieurs milliers, voire dizaine de milliers d’élèves, toutes filières confondues ; • les objectifs ne sont jamais revus à la baisse et s’empilent en couches successives par sédimentation au gré des changements de gouvernement ou de ministre, chaque nouvelle équipe voulant imprimer sa marque sans remettre en cause l’édifice préexistant ; • le coût de cette politique est faramineux : l’auteur tente un chiffrage plausible malgré la difficulté de synthétiser les éléments du puzzle et relève qu’à plusieurs reprises la Cour des comptes s’est émue de cette situation, sans grand résultat, cela va sans dire. Claude Meunier-Berthelot explique bien que la politique d’éducation dans les ZEP concerne tous les niveaux d’enseignement : primaire, secondaire et supérieur. On ne reprendra pas ici la description des dispositifs mis en œuvre à chaque niveau, qui sont exposés très clairement dans l’étude, mais il n’est pas inutile de s’arrêter un instant sur la partie concernant l’enseignement supérieur, pas seulement parce que c’est là que se révèle de la façon la plus emblématique l’objectif de discrimination positive voulu par les « pères fondateurs » de cette politique, en tête desquels figure Jack Lang, dont les extraits d’un discours prononcé en 2002 lors d’un colloque international sur les ZEP, cités en introduction, ont de quoi nous dessiller, s’il en était besoin. Ce n’est d’ailleurs pas un hasard si c’est la discrimination à l’œuvre dans le supérieur qui a été le plus commentée, de la manière la plus élogieuse s’entend, dans les médias. La conclusion de Claude Meunier-Berthelot est sans appel : A l’inverse de ce que font les pays voisins, « le système français vise à former une élite étrangère à notre culture pour remplacer les cadres de la nation française dans tous les domaines ». Il s’adresse à un public ciblé qui bénéficie d’une aide phénoménale et constante, sans commune mesure avec les dépenses d’éducation qui sont dévolues à nos enfants. Cette politique d’ « éducation prioritaire » propre à la France n’a d’autre but que de détruire l’identité française de notre pays et non de venir en aide à des élèves en difficulté scolaire. L’auteur appelle donc les Français à une réaction massive contre cette offensive mortifère. On ne peut que lui donner raison.
Le génocide arménien 1915-2015 Des Turcs à l'Etat islamique Daech le massacre continue, de Bernard Antony (Godefroy de Bouillon)
« Génocide arménien » : c est l expression dans laquelle se resserrent, autour de l évocation du sort du peuple quantitativement le plus massacré dans le premier quart du XXème siècle, les tragédies des exterminations qui ont visé jusqu à nos jours, phase finale, à l anéantissement de tous les chrétiens habitant dans les actuels pays de Turquie, d Irak et de Syrie. Le génocide dit arménien a été en effet, après les massacres du XIXème siècle, celui d une continuité d éradication aussi des Assyro-chaldéens et des Grecs du Pont et d Asie Mineure. Le 24 avril 1915, date de la déportation vers la mort des élites arméniennes sur décision du gouvernement des Jeunes Turcs marque, certes, le début du grand génocide des années 1915-1916, mais parachevé après 1918 par Mustafa Kemal sur le territoire de l actuelle Turquie et continué ensuite jusqu à nos jours en Syrie et en Irak. Bernard Antony, à travers les témoignages, en évoque les indicibles abominations dans toute l étendue du mystère du mal. Il en rappelle, dans le refus des occultations révisionnistes ou négationnistes, les responsabilités convergentes du fanatisme islamique et des Jeunes Turcs, à la croisée de la franc-maçonnerie, des influences
L'homme défiguré : La personne humaine face à l'immonde moderne ! d 'Ivan Blot (Apopsix)
On ne présente plus Ivan Blot, qui très régulièrement fait profiter Polémia de ses analyses toujours pénétrantes en matière de science et de philosophie politique. Son dernier livre, L’Homme défiguré/ la personne humaine face à l’im-monde moderne, présente un intérêt tout particulier, car il constitue une synthèse de plusieurs années de réflexion sur les risques de dépersonnalisation et de déshumanisation qui menacent nos sociétés.
Oberkampf, vivre pour entreprendre : Journal de l'inventeur de la Toile de Jouy (1738-1815), de Etienne Mallet (Editions Télémaque)
Au faîte de son succès, à l'orée du XIXe siècle, la Manufacture de la toile de Jouy est la troisième entreprise de France. Icône dans le monde de la décoration d'intérieure et de l'habillement, la toile de Jouy connaît un rayonnement extraordinaire. C'est une de ces marques mythiques dont le produit universellement connu est presque devenu un nom commun. Derrière la toile, un homme d'exception au patronyme tout aussi célèbre : Christophe Philippe Oberkampf fondateur de la manufacture et créateur de motifs inédits pour les fameuses "indiennes" coqueluches de la mode. Deux siècles après sa mort, son descendant direct, Étienne Mallet, se glisse dans sa peau et prend sa plume pour raconter le parcours formidable de ce précurseur enthousiaste et visionnaire de l'entreprenariat en France.
Quand le fer coûtait plus cher que l'or: 60 histoires pour comprendre l'économie mondiale, de Alessandro Giraudo (Fayard)
L’histoire économique est souvent amnésique : elle a oublié des pans entiers de ce qui la compose et renvoyé au rang d’anecdotes des événements majeurs. Ces petites histoires sont pourtant très éclairantes pour comprendre l’évolution de l’humanité, de l’âge de pierre à nos jours. Le commerce et la disponibilité de l’or, des épices ou des métaux précieux ont fait et défait les empires. Les révolutions dans les technologies, les transports, les armes, dans la fabrication des couleurs ou dans l’espionnage industriel ont chamboulé l’organisation des sociétés autant que les révoltes d’esclaves, les changements climatiques ou les grandes épidémies. Qui gagne, qui perd, qui décide… et à qui profite le commerce ? En soixante siècles, les modes en économie ont radicalement changé, bouleversant les équilibres entre riches et pauvres. Le pouvoir s’est déplacé sans cesse sur la planète, à très grande vitesse, et bien rares sont les contemporains qui s’en sont rendu compte. Avec un recul salutaire, Alessandro Giraudo nous plonge dans le chaudron bouillant de notre propre histoire.
La Baraque des prêtres, de Guillaume Zeller (Editions Tallandier)
De 1938 à 1945, 2 720 prêtres, religieux et séminaristes sont déportés dans le camp de concentration de Dachau, près de Munich. Regroupés dans des « blocks » spécifiques – qui conserveront pour l’histoire le nom de « baraques des prêtres », 1 034 d’entre eux y laisseront la vie. Polonais, Belges, Allemands, Français, Italiens, Tchèques, Yougoslaves : derrière les barbelés de Dachau, l’ « universalité de l’Église » est palpable. Ces hommes qui, dans une Europe encore christianisée, jouissaient d’un statut respectable, parfois éminent, se retrouvent projetés dans une détresse absolue. La faim, le froid, les maladies, le travail harassant, les coups des SS et des kapos, les expériences médicales ou les transports d’invalides ont raison de ces hommes de tous les âges. Quelques-uns sombreront dans le désespoir et s’effondreront, d’autres – la grande majorité d’entre eux – ne fléchiront pas, peut-être soutenus par leur foi. Partageant le sort commun des déportés, les prêtres de Dachau s’efforcent de maintenir intacte leur vie spirituelle et sacerdotale. Une chapelle, la seule autorisée dans tout le système concentrationnaire, leur apporte un secours considérable. Cette expérience unique dans l’histoire de l’Église éclaire d’un jour nouveau les rapports entre le nazisme et le christianisme. Près de 70 ans après sa libération, le camp de concentration de Dachau demeure le plus grand cimetière de prêtres catholiques du monde.
On va dans le mur... de Agnès Verdier-Molinié (Editions Albin Michel)
Tout le monde - ou presque - est d'accord, de la gauche à la droite : l'Etat doit être réformé au plus vite. Et la baisse de la dépense publique est une priorité absolue. Mais alors qu'attendons-nous pour passer à l'action ? Face à un système devenu fou, en vérité personne ne sait comment faire. Pourtant on sait que l'empilement - des taxes, des lois, des décrets, des aides sociales, des strates administratives, des régimes de retraite, des exonérations - a produit un monstre dont la complexité et les dérives sont chaque année plus coûteuses pour les Français. Combien de temps encore allons-nous accepter cet insupportable harcèlement ? En comparant les bonnes pratiques en France et à l'étranger et en montrant comment sortir de ce terrible engrenage, Agnès Verdier-Molinié s'attaque à une machine qui doit d'urgence être mise hors d'état de nuire.
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