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Reconquista ou mort de l'Europe : L'enjeu de la guerre islamique, de René Marchand (Editions Riposte Laïque)
La Fabuleuse Histoire du drapeau français, de Raphaël Delpart (Quai de Seine)
À la naissance de chaque Français, point n'est besoin de lui expliquer que le rectangle de tissu tricolore, flottant au sommet d'un mât ou accroché à la façade des bâtiments publics, est l'emblème principal représentant la Nation française; il le sait d'instinct. Car il en est ainsi depuis la séance houleuse du 15 février 1794 (27 pluviôse an II) à la Convention nationale. Le sujet à l'ordre du jour concerne l'esprit d'insurrection de la Marine. Les officiers refusent de continuer de hisser le pavillon blanc, symbole d'une monarchie abhorrée, ils exigent son remplacement par un autre emblème, encore peu connu, mais qui cependant est déjà utilisé par la Garde-française, lequel est constitué de trois bandes, une bleue, une blanche et une rouge. L'effervescence des journées de la Terreur ne se prête guère aux longues discussions, car l'ambiance est à l'action et pas aux tergiversations. Parmi les députés se trouve un parlementaire, connu sous le nom d'André Jeanbon, baron de Saint-André. Ce personnage, à la face lugubre et aux épaules voûtées, est né dans une famille protestante à Montauban (Tarn-et-Garonne), le 25 février 1745 ; il décédera à Mayence en Allemagne le 10 décembre 1813. Abandonnant ses études chez les Jésuites, il s'engage dans la marine où il atteint le grade de capitaine. Il met un terme à sa carrière après trois naufrages et la perte de ses économies. Il se tourne alors vers la politique et passe des Jacobins aux Girondins. Pour trouver une comparaison de nos jours, il va de la droite à la gauche, sans jamais se sentir gêné par les allers et retours. Il fait encore plus fort en rejoignant la Montagne. Le groupe appelé les Montagnards siège à la Convention sur les gradins les plus élevés. C'est de cette situation géographique, si l'on peut dire, que le nom de Montagne ou de Montagnards leur a été attribué. Les députés qui sont assis plus bas dans l'hémicycle sont désignés par le nom de la Plaine. André Jeanbon, promoteur du Tribunal révolutionnaire avec ses amis de la Montagne, impose aux Français les journées de la Terreur. Au mois de janvier 1793, il vote la mort du roi Louis XVI, sans délai et sans sursis et déclare comme voulant justifier la précipitation de son acte : «Un roi, par cela seul qu'il est le roi, est coupable envers l'humanité, car la royauté même est un crime.» Le 15 février 1794 donc, André Jeanbon parvient à la tribune en jouant des coudes. Il veut prendre la défense de la Marine en mémoire des années qu'il passa sur les mers. Parvenant à ramener le calme, il propose à l'Assemblée au nom du Comité de salut public : «l'adoption d'un pavillon formé tout entier des trois couleurs nationales, simple comme il convient aux idées et aux principes républicains, qu'on ne puisse confondre avec celui d'aucune autre nation, et qui, dans quelque sens qu'il soit placé, présente toujours ces couleurs dans le même rapport entre elles.» Le député Jeanbon ne peut terminer l'exposé de son projet. Tous les parlementaires ont compris, ils sont debout et accueillent la proposition par un long applaudissement. Le décret est adopté sur-le-champ et précise que : «Le pavillon national sera formé des trois couleurs nationales, disposées en bande verticalement, de manière que le bleu soit attaché à la gaule (le mât) du pavillon, le blanc au milieu et le rouge flottant dans les airs.» L'histoire se montre parfois facétieuse. C'est un coupeur de têtes, artisan des journées de la Terreur, qui donne son emblème à la République française laquelle symbolise, entre autres choses, la fraternité entre les citoyens.
Le choc des empires: États-Unis, Chine, Allemagne : qui dominera l'économie-monde ?, de Jean-Michel Quatrepoint (Gallimard)
États-Unis, Chine, Allemagne : trois pays, trois empires qui dominent désormais l’économie mondiale. Les grandes crises rebattent toujours les cartes, renforcent les uns, affaiblissent les autres. Celle que nous vivons, depuis la faillite de Lehman Brothers, ne déroge pas à la règle. La Chine poursuit méthodiquement sa longue marche pour redevenir la première puissance mondiale qu’elle était au XVIIIe siècle, avant la première révolution industrielle. Les États-Unis ont pris conscience qu’une alliance privilégiée avec la Chine risquait d’être un marché de dupes. Pour maintenir leur rang, il leur faut prendre le virage de la troisième révolution industrielle, investir, innover, reconstruire leur appareil de production, et, à l’international, fédérer les voisins de la Chine – du Japon au Vietnam – inquiets de sa montée en puissance. L’Allemagne, depuis sa réunification, bâtit pas à pas une Europe allemande, consacrant ainsi le retour, sur la scène mondiale, de la Germanie.
Histoire et tradition des Européens : 30 000 ans d'identité, de Dominique Venner (Editions du Rocher)
«Ce livre est né des interrogations d'un historien témoin de son temps. Il répond dans un esprit neuf aux questions que se posent les Français. Qu'est-ce que la France? Qu'est-ce que l'Europe? Que sommes nous et où allons-nous? Pour Dominique Venner, l'Europe n'est pas née du traité de Maastricht. Elle est issue d'une communauté de culture qui remonte à la plus lointaine préhistoire. Elle se définit comme une civilisation très ancienne, tirant sa richesse de ses peuples constitutifs, d'une même histoire et d'un même héritage spirituel qu'il a souvent fallu défendre. Revenir aux sources, tel est donc l'objet de cet ouvrage qui se veut une métaphysique de l'histoire. On y découvrira ce que nous avons en propre depuis les poèmes homériques, les légendes celtes et nordiques, l'héritage romain, l'imaginaire médiéval, l'amour courtois… On y suivra la quête de notre tradition européenne authentique, une façon d'être unique devant la vie, la mort, l'amour et le destin. "
Ceux de 14, de Maurice Genevoix (Editions Flammarion)
1er août 1914 : la France décrète la mobilisation générale. Le 2 août, Genevoix, brillant normalien qui n'a pas 24 ans, rejoint le 106e régiment d'infanterie comme sous-lieutenant... Neuf mois plus tard, il est grièvement blessé et est réformé. Fin de la guerre pour le jeune Genevoix. Entre ce mois d'août 1914 et les trois balles qui l'atteignent, le 25 avril 1915 dans la Tranchée de Calonne, le jeune homme aura participé à la bataille de la Marne, marché sur Verdun et, surtout, pendant quatre longs mois, défendu les Eparges. Sur cette colline meurtrière, les combats se font au corps-à-corps, à la grenade, et sous le feu des obus. Entre l'été et le printemps revenu, il vit le quotidien du fantassin, la boue, le sang, la mort, alors que le commandement croit encore à une guerre courte. 1916 : Genevoix publie Sous Verdun, écrit en quelques semaines et largement censuré. Suivront Nuits de guerre (1917), Au Seuil des Guitounes (1918), La Boue (1921) et Les Eparges (1923), réunis sous le titre de Ceux de 14 en 1949. Il s'agit de l'édition définitive retravaillée par l'auteur. Cette nouvelle édition, préfacée par Michel Bernard et suivie d'un dossier réalisé par Florent Deludet, comprend des photographies du texte censuré, des carnets de Genevoix, de sa correspondance et de ses "camarades du 106", véritables héros de ce récit. Ceux de 14 n'est pas seulement le plus grand classique sur 14-18, c'est l'ouvrage d'un immense écrivain.
Un thé à Istanbul : Récit d'une ville, de Sébastien de Courtois (Le Passeur éditeur)
Cité légendaire qui connut plusieurs vies, sous le nom de Byzance ou de Constantinople, Istanbul se dessine comme le lieu de rencontre des populations et des cultures, une ville-monde fascinante, faite de métissage et d'échanges, où la démesure est reine. Avec près de quatorze millions d'habitants et plusieurs millénaires d'histoire, ce passage entre l'Asie et l'Europe envoûte. Sa part sauvage, ses formes labyrinthiques, son esprit indomptable et littéraire en font l'amour de Sébastien de Courtois, parti à la recherche de son âme. Stambouliote d'adoption et fin connaisseur de la ville, il entraîne le lecteur dans une palpitante excursion des lieux et des cultures, traversant les siècles au gré des rues empruntées et déambulant avec allégresse hors des sentiers battus. Tout en sachant garder la distance nécessaire pour la critique et l'ironie, il hume les mille saveurs des places baignées de soleil et raconte Istanbul avec un art consommé du récit, érudit sans jamais être ennuyeux, poétique sans jamais être abstrait.
Le livre noir de l'écologie, de Jean Robin (Tatamis Editions)
L écologie est passée en quelques dizaines d années d une idée nouvelle et donc minoritaire à un véritable dogme incontournable et incritiquable. Des opportunistes ont donc choisi ce cheval de bataille pour faire avancer leur idéologie, sans pouvoir être critiqué. Or comme chacun sait, ce qui n est pas critiquable vire rapidement au sectaire, voire au totalitaire, et l écologie est passée par ces stades à une vitesse impressionnante. Au nom de la défense de l environnement, des responsables politiques ou associatifs en viennent désormais à défendre des mesures qui nuisent à l environnement ! Devenue idéologie, l écologie a perdu tout contact avec la réalité, et la complexité du monde. Elle produit désormais plus de mal que de bien, et notamment des catastrophes sanitaires ou humanitaires que ce livre liste et développe. Comme pour le livre noir de la gauche, le livre noir de l islam et le livre noir de l Union Européenne, l auteur regroupe des centaines de sources permettant d être irréprochable dans son approche factuelle, journalistique et historique. Le lecteur sera souvent surpris par des aspects de l histoire dont il n a jamais entendu parler, et se verra parfois confirmé dans les informations qu il avait sur des sujets moins méconnus.
Sabordage : Comment la France détruit sa puissance, de Christian Harbulot (Editions François Bourin)
Il attaque preuves à l'appui. Dans un style vigoureux et d'une grande clarté, Christian Harbulot documente sur ce qui ronge peu à peu la position économique et politique de la France. Il raconte les coulisses et les logiques des nations qui n'ont rien à voir avec une assemblée de bisounours. Il dénonce l'ambiguïté historique des élites françaises par rapport aux Etats-Unis. Il faut une posture de combat pour faire face aux effets des coups de billards à trois bandes des "amis" américains et allemands, de la longue marche chinoise et de la paralysie européenne, tout un théâtre d'ombres insoupçonné. Non, la mondialisation n'est ni joyeuse ni heureuse. Oui, la France peut se réinventer. Mais pour cela, il faut que ce pays redescende sur terre et fasse son deuil des illusions économiques d'un marché faussement ouvert.
Les Yezidis, Ceux Qu'on Appelait les Adorateurs du Diable, de Gilles Munier (Erick Bonnier)
Les Yézidis n’ont cessé d’intéresser les historiens des religions. Leur singularité, et surtout leur appellation « Adorateurs du Diable », a fait couler beaucoup d’encre. Ils sont les descendants d’un soufi orthodoxe musulman, Sheikh Ali, né vers 1075, qui a fondé une communauté mystique en milieu kurde. Cette secte s’écarta des devoirs des musulmans pour concentrer son activité autour des tombeaux des « saints » de la communauté. Les Yézidis vénèrent un dieu unique, infiniment bon, mais ils s’adressent de préférence à ses anges, parmi lesquels Mélek-Taus. Le principal des anges du culte yézidi a été identifié à Satan. Dès l’instant que Satan avait refusé de se prosterner devant Adam, c’est qu’il ne voulait rendre un tel hommage qu’à Dieu seul et, dès lors, loin de le maudire, les mystiques le proposaient à l’admiration des fidèles.
L'innocence du carbone, de François Gervais (Albin Michel)
Sauver le climat pour mieux sauver la planète. Belle ambition dont la réalisation semble encore empêchée par un coupable unique, responsable de l’effet de serre et du réchauffement climatique : le gaz carbonique. En effet, que ce soit dans le débat actuel sur la « transition écologique » et dans l’ensemble des projets soumis par les autorités européennes ou dans les propositions de l’acte III de la décentralisation, il est le grand coupable désigné à la vindicte et condamné par une taxation aveugle. Et si ce coupable était indispensable à la vie sur terre ? Et si la taxation systématique du « carbone » » était une erreur funeste et que d’autres approches étaient possibles? Et si nous avions besoin de plus de science pour approfondir la question sur des bases véritablement solides ? À partir d’un point de vue strictement scientifique qui n’esquive pourtant pas le débat, François Gervais s’oppose à la conception univoque et réductrice qui fait du gaz carbonique le responsable de tous les maux et interdit finalement de repenser à la fois les bases d’une solidarité Nord-Sud plus juste et une politique énergétique ambitieuse.
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